L’architecte qui voulait changer le monde : Vincent Callebaut

Architecte visionnaire né en 1977 en Belgique, Vincent Callebaut bouscule les codes, sort du cadre de l’architecture traditionnellement rentable… N’en déplaisent aux politico-capitalistes, les projets fascinants de ce poète de l’architecture séduisent de nombreux pays à travers le monde.
Présentation de quelques-uns de ces projets… Attachez votre ceinture, départ imminent pour le futur.

Le fil rouge de sa pensée : proposer un monde meilleur, respectueux de la nature. Son objectif : réintroduire la biodiversité dans la ville, faire cohabiter l’homme et ses activités en harmonie avec l’environnement. Pour ce faire, il dessine des architectures inspirées du biomimétisme, soit des formes et matériaux que l’on retrouve dans la nature. Un concept à part entière qu’il a baptisé « archibiotique », c’est-à-dire une architecture qui utilise les biothechnologies.

Ses premières réalisations voient le jour en Asie, là où les préoccupations environnementales prennent de l’ampleur, en raison d’un taux de croissance économique
élevé additionné au boom démographique. Ainsi, plusieurs entrepreneurs ont placé beaucoup d’espoir en lui et c’est d’ailleurs à Taïwan qu’un de ses premiers bâtiments est actuellement en construction :

Tour Tao Zhu Yin Yuan, Taipei (Taiwan) © VINCENT CALLEBAUT ARCHTECTURES

La tour Tao Zhu Yin Yuan en construction, Taipei (Taiwan)

Cette tour en spirale nommée Tao Zhu Yin Yan se trouve en plein cœur de Taipei, elle est inspirée d’une molécule d’ADN. Avec une hauteur de 120 mètres, elle comprendra 45 000m2 de logements et abritera 23 000 plantes et abres répartis sur des balcons-jardin qui pourront absorber jusqu’à 135 tonnes de CO2 par an.

En France, l’architecte travaille dans la même direction, avec son projet Paris Smart City 50 qui a pour but de résoudre la crise du logement, en voici l’exemple avec ses « cités bioniques ». Il a imaginé huit prototypes de gratte-ciel implantés au sein des quartiers emblématiques de Paris.
Ci-contre, des tours végétalisées et photovoltaïques s’ajoutent au sommet des immeubles haussmanniens de la rue Rivoli. Un tel projet permettrait de tripler le
nombre de logements existants mais aussi et surtout diminuer significativement les émissions de gaz à effet de serre.
(Photo : © Vincent Callebaut Architectures)

Autre exemple témoignant de sa volonté d’intégrer la nature en centre-ville : Dragonfly, une ferme verticale urbaine en plein cœur de Manhattan.

(Photo : © Vincent Callebaut Architectures)

Cet autre prototype compterait deux tours de 575 mètres de haut en forme d’aile de libellule, ces dernières seraient reliées entre elles par une grande serre bioclimatique. On y retrouverait des logements, des bureaux, des laboratoires de recherche, des potagers urbains, le tout intégrant des systèmes de recyclage des eaux usées et des déchets.

Des projets utopiques direz-vous ? Peut-être, mais à l’heure ou le réchauffement climatique ne fait que s’accentuer, il convient sans nul doute de modifier nos habitudes en faisant évoluer ce que nous connaissons traditionnellement afin de construire le monde de demain.

By |2018-09-30T12:09:57+00:0020 septembre 2018|Le kiosque, Architecture|