En Belgique, toutes les nouvelles constructions et rénovations lourdes doivent répondre à des normes d’isolation thermique. Les trois régions du pays imposent chacune un niveau minimum d’isolation pour la construction, exprimé par un indice officiel baptisé « K ».

 

Le niveau K est le niveau global d’isolation d’un bâtiment. C’est l’un des indicateurs de la performance énergétique d’un bâtiment, qui entre en compte dans le calcul du PEB.

 

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, plus le niveau K est faible, plus l’isolation est performante.

 

Des normes toujours plus exigeantes

 

L’indice officiel K existe en réalité depuis 1979. Depuis lors, les préoccupations environnementales croissantes et l’évolution des techniques d’isolation ont stimulé des normes toujours plus exigeantes. La première norme fixait un niveau K100, alors qu’aujourd’hui la Wallonie impose un niveau K35 pour les logements neufs.

 

Sur quoi est basé le calcul de l’indice K ?

 

L’indice K est calculé par un logiciel sur base de trois éléments :

  • l’isolation thermique de l’enveloppe du bâtiment, c’est-à-dire des différentes parois ;
  • le volume protégé ;
  • la surface de déperdition, c’est-à-dire des parois qui délimitent le volume protégé et qui sont en contact avec l’extérieur ou avec les espaces non chauffés (caves, vides sanitaires, sol).

Les murs mitoyens ou les autres parois comprises entre deux volumes protégés ne sont pas pris en compte dans le calcul.

Les « nœuds constructifs » entrent dans le calcul du K

Pour toutes les demandes de permis introduites après le 1er juin 2012, le calcul du niveau K prend aussi en compte l’influence des nœuds constructifs. Ce sont « des formes d’interruption de la continuité de l’isolation thermique de l’enveloppe du bâtiment ».

Ce sont par exemple les rives de toiture, les linteaux, les appuis de fondations, les angles sortants ou rentrants, etc. On compte facilement 80 nœuds constructifs dans une maison résidentielle simple !

Ce n’est pas forcément péjoratif : les nœuds constructifs peuvent très bien être bien conçus et performants. Mais lorsqu’ils ne le sont pas, ils deviennent des sources de perte de chaleur – des ponts thermiques – qui gâchent la qualité d’isolation du bâtiment.

Évaluez votre niveau K en ligne

 

Même si le calcul reste l’affaire des experts PEB, vous pouvez tout de même vous faire une idée assez précise du niveau K de votre bâtiment. Grâce à un outil en ligne simplifié disponible sur le site de Bâti-énergie, vous pouvez évaluer gratuitement votre indice K. L’outil permet aussi de calculer le niveau E, de simuler le PEB et d’estimer le coût énergétique d’une habitation.

 

Calculez votre indice K ici.

 

Cette calculatrice en ligne utilise les mêmes modes de calcul que le logiciel PEB officiel. Mais pour vous faciliter la vie, l’encodage des données a été légèrement simplifié. Cela signifie qu’il peut y avoir une légère différence de résultat, la marge d’erreur étant estimée à 5%. La différence peut être plus marquées sur le calcul du coût énergétique, car il s’agit d’une estimation qui ne tient pas compte de vos habitudes de vie.

 

Attention : les normes que vous devez respecter dépendent de la date à laquelle vous avez introduit votre demande de permis. La réglementation PEB évolue sans cesse !

N’hésitez pas à suivre régulièrement son évolution sur le portail énergie de la Région wallonne.

 

Source : https://energie.wallonie.be

https://energie.wallonie.be/fr/performance-energetique-des-batiments.html?IDC=6148